|
I ) Les difficultés rencontrées par la presse
africaine :
A ) Un analphabétisme handicapant :
La situation de la presse dans le monde est
évidemment intimement liée à celle de
l'alphabétisation. La presse en Afrique en général
et au Burkina Faso en particulier, est en ce sens,
fortement handicapée.
Effectivement, le continent noir est
particulièrement touché par l'analphabétisme. Le
rapport mondial de l’UNESCO sur le développement
humain 2002, montre un taux d'analphabétisme
certes en diminution, mais encore très important.
Ainsi, un chapitre consacré aux disparités
mondiales en termes d'alphabétisation, montre un
taux d'alphabétisation des adultes en Afrique
subsaharienne, de l'ordre de 60%. La progression
est importante par rapport à 1990 puisque le taux
moyen était à cette période de 50%.
Mais l'examen plus précis de la situation du
Burkina Faso montre un taux d'alphabétisation des
adultes de 23.9%, ce taux très faible est
particulièrement bloquant pour le développement de
la presse dans ce pays. Avec des tirages maximum
de l'ordre de 5000 exemplaires, la rentabilité de
la presse au Burkina est difficile à assurer.
B ) L’importance de la culture orale :
Dans la majeure partie de l’Afrique, la
transmission du savoir et de l’histoire est de
tradition orale. C’est seulement avec l’Islam,
première religion importée, que des textes écrits
sont apparus ; en effet, tout musulman doit
pouvoir lire le Coran. Au Burkina Faso, ce sont
les Touareg et les Peul, ethnies du nord, donc
proches des pays musulmans, qui ont introduit le
langage écrit.
Au centre et à l’est du pays, c’est aux
Anciens, mais aussi, d’une façon plus générale, à
tous les adultes que revient le devoir de
transmettre aux jeunes générations l’histoire, les
légendes, les contes, les proverbes et citations.
A l’ouest, ce sont les griots, dépositaires de
l’histoire, qui la transmettent par des chants et
des récits accompagnés de musique.
C ) Les inégalités face à l’information :
En 1973, la quatrième conférence des pays non
alignés à Alger donne lieu aux premières
déclarations dénonçant le déséquilibre et les
disparités nord – Sud de l’information. Elle
souligne la nécessité de réorganiser une
information dont les instruments ont été, pour la
plupart, légués par les anciens colonisateurs.
Les déséquilibres entre le nord et le Sud
s’expriment tout d’abord par une répartition
inégale des infrastructures nécessaires à la
production et ensuite par une nette supériorité du
Nord en matière de production.
Actuellement, l’examen de la production de
papier culturel ( journaux, quotidiens,
périodiques, … ) dans le monde montre que
l’essentiel ( 80 % ) est produit dans les pays
développés. L’Afrique qui possède pourtant un
immense potentiel forestier produit moins de 1 %
du papier culturel consommé dans le monde. Cette
sous production s’explique rait par la faiblesse
générale de l’industrie en Afrique et d’autre part
par l’ancrage profond de la culture orale sur ce
continent.
II ) Les difficultés de la presse écrite
africaine :
A ) La presse quotidienne :
L'étude du nombre de quotidiens publiés dans le
monde ne montre pas de fossé apparent entre le
Nord et le Sud. C'est en rapportant le nombre de
titres de presse au nombre d'habitants qu'apparaît
le profond déséquilibre entre le Nord et le Sud.
Ainsi, Jacques Barrat montre dans Géographie
économique des médias , que pour 1000 habitants,
337 quotidiens paraissaient au Nord en 1988 contre
43 seulement dans les PVD.
L'examen de la situation de l'Afrique noire est
plus calamiteux encore : avec 17 titres pour 1000
habitants en 1988, l'Afrique noire se place au
dernier rang des zones géographiques définies par
l'auteur pour son étude. Le continent noir
n'éditait ainsi que 1,9% des quotidiens parus dans
le monde. La situation rapportée au tirage des
quotidiens aggravait le constat puisque l'Afrique
noire ne représentait que 1,2% du tirage mondial
des quotidiens.
Ainsi le tirage moyen d'un quotidien africain
pour 1000 habitants était d'environ 10
exemplaires, ceci contre approximativement 310
exemplaires pour les quotidiens européens.
B ) La
presse périodique :
L'examen de la situation de la presse
périodique en 1988, montre un retard
important des pays du
Sud. L'Afrique notamment disposait de peu de
titres dont le tirage étaient par ailleurs très
faible en comparaison des tirages de leurs
équivalents dans les pays développés.
LA SITUATION AU BURKINA FASO
I ) Rapide historique, l’affaire Norbert Zongo :
La presse écrite burkinabé a connu un
extraordinaire essor dans la foulée du processus
de démocratisation initié au début des année 90.
Des dizaines de journaux privés sont apparus, aux
périodicités, formats et vocations éditoriales les
plus contrastées. Après près de 10 ans, le paysage
de la presse écrite s'est toutefois écrémé et
stabilisé, une importante frange de ces titres
"spontanés" ayant péri ou ne paraissant plus que
de manière sporadique.
L’affaire Norbert Zongo - journaliste directeur
de publication de l’Indépendant, assassiné
le 13 décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur le
meurtre du chauffeur du frère du président ,
torturé à mort en Décembre 1997 par les membres de
la garde présidentielle – a durablement ébranlé la
presse du Burkina. Au moment des faits,
libéralisée depuis quelques années, la presse
reste dans son ensemble très timide, car on y
craint les réactions du régime, et les principaux
titres s’accommodent d’un statut quo qui leur
permet de prospérer. L’Indépendant et son
ton polémique sort du lot à cette époque, grâce
notamment à Norbert Zongo. En s’attaquant à
François Compraoré, le frère du président, Norbert
Zongo reçoit au fil des mois des menaces de plus
en plus importantes. Le 13 décembre 1998, son
véhicule est retrouvé carbonisé : à l’intérieur,
les corps du journaliste et de trois de ses
proches. Cet acte criminel a un effet ravageur. Il
a contribué à libérer la presse burkinabé, et
au-delà a eu une influence certaine sur le climat
politique du pays. Dès le mois de Décembre 1998,
la journée « presse morte » organisée par la
profession manifeste une prise de position
nouvelle.
Si l’affaire Zongo n’est plus aussi fréquemment
évoquée, les Burkinabé lui reconnaissent une vertu
cathartique : « Avant, les gens avaient peur, elle
a libérée presque toute la nation car on a vu des
membres de la garde présidentielle arrêtés ; on
s’est dit que désormais tout était possible »
relève un observateur de Reporter Sans Frontière
dans un article publié le 26 décembre 2003. La
presse devient dès lors beaucoup plus incisive et
de nouveaux organes de presse sont créés, tel l’Evènement.
Il est vrai aussi que le drame et ses
conséquences ont cristallisé une division de la
presse en 2 camps : celui du pouvoir et celui de
l’opposition, avec des publications affichant un
caractère nettement partisan . Ces discordances se
sont apaisées et quelques années plus tard le
paysage médiatique, un temps bouleversé par le
traumatisme de l’affaire, s’est stabilisé. Plus
ouverte, moins alignée, davantage consciente aussi
de ses carences et de la nécessité de s’unir, la
presse burkinabé vise désormais à plus de
maturité.
Pour plus de renseignements sur cette affaire :
doc.pdf
II ) Le paysage médiatique Burkinabé :
Si les quotidiens considérés sont tous orientés
vers l'information générale, les périodiques ont
un penchant pour le journalisme d'opinion. Les
titres burkinabé spécialisés à parution plus
espacée (bimensuels, trimestriels...) sont souvent
liés à des institutions ou organismes culturels ou
religieux.
Quatre quotidiens se partagent les lecteurs
burkinabé avec des tirages plutôt faibles.
Une dizaine de périodiques paraissent
régulièrement principalement des hebdomadaires, la
plupart édités à Ouagadougou.
Il existe une presse en langues nationales qui
vit un peu en marge du circuit officiel, soutenue
par des ONG et des programmes de développement
ruraux. Elle est présente dans les zones de
culture de rente comme le coton et dans les
régions à forte alphabétisation. Une dizaine de
titres réguliers irrigue les différentes zones
linguistiques du pays avec une nette prédominance
sur le plateau mossi, la majorité de la population
burkinabé. Elle dispose d'une association qui tente
d'organiser et de donner une certaine vitalité à
cette presse particulière.
L'Observateur Paalga qui passe pour être le
quotidien le plus lu a un tirage qui plafonne à 11
000 exemplaires pour son édition du vendredi qui
est le plus prisé des lecteurs. Les autres
quotidiens (Sidwaya, Le journal du soir,
Le Pays, etc.) ont des tirages moyens de
3000 exemplaires. Les principaux hebdomadaires (L'Indépendant,
le Journal du jeudi), tirent à quelque 9
000 exemplaires.
En termes d'abonnés, la situation est encore
plus difficile : par exemple, le quotidien L'Observateur
Paalgaa un millier d'abonnés burkinabè et une
soixantaine à l'étranger (Afrique, Europe,
Amérique) ; l'hebdomadaire satirique Journal du
jeudi enregistre 180 abonnés nationaux et 65
étrangers1. Précisions importantes,
certains abonnés souscrivent pour plusieurs
exemplaires (parfois plus de dix) et d'une manière
générale au Burkina, un exemplaire peut être lu
par en moyenne dix personnes2. Ce qui
augmente considérablement l'audience des journaux,
bien au-delà des simples statistiques de tirage et
d'abonnement. Mais ce qui n'en fait pas pour
autant un marché économique vraiment rentable

Liste des journaux Burkinabé
( Source:
" La Socio-Economie des Médias et des
Communications Sociales au Burkina Faso: de la
production à la consommation des messages"
par Serge T.BALIMA & AL )
SIDWAYA:
Du journal Etatique à l'expérience de l'Office :
Créé en 1984, Sidwaya est un quotidien des
Éditions Sidwaya qui constituent une Direction
générale du ministère de la Communication et de la
Culture (devenu, depuis ministère de L'Information).
Les Éditions Sidwaya, comprenant la Direction des
Rédactions, la Direction de l'Imprimerie et les
Services rattachés au D.G.) ont actuellement
évolué en Office. L'Office National des Editions
Sidwaya : ONAES. L'objectif est "d'accorder une
plus grande autonomie des gestions aux organes de
presse d'État afin qu'ils puissent jouer
efficacement leurs missions de service public".
Dans le cadre de cette mutation, elle englobe
l'Agence d'Information du Burkina (A.I.B.).
Nom du responsable:
Michel OUEDRAOGO
01 BP 507 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 30 63
06/07 – Télex. : 5327 BF AIB – 5, rue du Marché –
Fax. : (226) 31 03 62 – ISSN 0795 –
E.mail:
redaction@fasonet.bf
Site web :
http://www.sidwaya.bf
Depuis trois ans soit le 08
août 2000, Sidwaya édite un bi-hebdo consacré au
sport appellé
"SIDWAYA SPORT"
qui paraît tous les mardi et vendredi.
Redacteur en chef: Marcel
BELEM
01 BP 507 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 30 63
06/07 – Télex. : 5327 BF AIB – 5, rue du Marché –
Fax. : (226) 31 03 62 – ISSN 0795 –
E.mail:
redaction@fasonet.bf
Site web :
http://www.sidwaya.bf
L'Observateur
Paalga :
Héritier de l'ancien Observateur créé en 1973
par Edouard Ouédraogo, ravagé par un
incendie en 1984 et ressuscité en 1991, il
constitue toujours une entreprise individuelle
quoique, dans la réalité, son statut se présente
de plus en plus comme celui d'une Sarl.
L'investissement de base nécessaire au lancement
du journal a été possible grâce à la prime
d'assurance versée après que le feu ait ravagé les
infrastructures du premier titre. C'est le doyen
des quotidiens privés et il jouit d'un grand
prestige grâce à sa trajectoire particulière. La
maison édite aussi un hebdomadaire, L'Observateur
Dimanche.
Responsable: Edouard OUEDRAOGO
01 BP 584 Ouagadougou 01 – Tél. : 33 27 05/30 55
75 – Fax. : 31 45 79 – E.mail : lobs@fasonet.bf
Site web. :
http://www.lobservateur.bf
Le Pays :
Né en octobre 1991, c'est également une
entreprise individuelle, issue d'un financement
personnel du directeur, Boureima Jérémie Sigué.
Les Éditions Le Pays produisent également, depuis
1996, un hebdomadaire (Évasion) et un mensuel
(Votre Santé).Le Journal occupe un espace
important dans le paysage médiatique du Burkina
depuis l'assassinat de Norbert ZONGO.
Responsable: Boureima Jérémie
SIGUE
01 BP 4577 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 31 35
46/30 07 85 – Fax. : (226) 31 45 50 – e.mail :
ed.lepays@cenatrin.bf
Site Web:
http://www.lepays.bf
L'Express du Faso
Créé le 20 octobre 1998 et seul quotidien édité
en dehors de la capitale, l'Express du Faso est
basé à Bobo Dioulasso, deuxième ville du Burkina.
A ce titre, Le plus jeune des quotidien occupe une
place importante dans le paysage médiatique
Burkinabè.
Nom du responsable: Kami
Mountamou, Directeur de publication25 55 41
01 BP 1 Bobo Bobo Dioulasso Tel. 97 36 26 / 33 50
27
E.Mail: kami.express@caramail.com
Le Journal du Soir:
Le Journal du Soir, est édité par une Sarl ("Le
Temps du Burkina", 2 millions F.CFA), dirigée par
Issa Tapsoba. Il est né en octobre 1993 avec pour
double vocation d'être un quotidien du soir et
d'avoir une couverture "ouest-africaine".
Toutefois, il ne parvient pas à s'affirmer ni dans
sa spécificité temporelle (les habitudes de
lecture y semblent réfractaires), ni dans sa
particularité spatiale (il traite essentiellement
des événements burkinabè et est très mal diffusé
hors du Burkina Faso). D'autres journaux burkinabè
présentent le même statut (L'Opinion, Le Nouvel
Ouragan). D'une manière générale, on ne constate
aucune différence de gestion entre les Sarl et les
entreprises individuelles. Le poids de
l'intervention des actionnaires (présupposés) dans
le contenu éditorial du journal est toutefois
perceptible.
Ce journal ne paraît plus depuis mi-août 2001.
L'Indépendant
Créé en juin 1993
l'Indépendant est un hebdomadaire qui fonctionne
sous la forme d'une entreprise individuelle.Son
fondateur Norbert Zongo a été assassiné en
décembre 1998.
Depuits lors le journal est animé par un groupe de
journalistes volontaires. L'Indépendant reste
toujours l'un des journaux les plus lu et les plus
diffusé au Burkina Faso.
Responsable: Somé Lierme
Dieudonné, Directeur de publication 26 16 07
01 BP 5663 Ouagadougou 01 – Tél. (226) 33 37 75
ISSN – 0796-5052 - e.mail. : sebgo@fasonet.bf
Site Web:
http:www.independant.bf
Le Journal du Jeudi
Fondé en août 1991 par Boubacar Diallo,
c'est le premier (et aujourd'hui le seul) organe
satirique du pays.
Responsable: Boubacar
Diallo, Directeur de Publication
01 BP 3654 Ouagadougou 01 – Tél. : 31 41 08 / 30
01 62–
e.mail : jj@liptinfor.bf
- Site web. :
http://www.journaldujeudi.com
Le Matin
C'est un hebdomadaire édité à Bobo-Dioulasso
par Florent Bonzi. Il est toutefois monté et
imprimé à Ouagadougou. Il ne paraît plus depuis
plus d'une année.
La Voix du Sahel
C'est une entreprise individuelle mais créée
dans des circonstances très particulières. Le
journal a été, à ses débuts, liés au Projet Sahel
Burkinabè - Pays-Bas où travaille son éditeur,
Prométhée Bako. Le PSB avait alloué un fond à la
rédaction d'un journal rural en langues locales.
Vu l'absence de personnel compétent pour le
rédiger, l'idée d'un journal en français a été
soumise à la direction du projet et acceptée, à
condition que le journal en langues locales voit
le jour un an après l'apparition du journal en
français. Il apparaîtra effectivement (en fulfuldé)
mais pour mourir presque aussitôt, condamné par
l'étroitesse du marché potentiel pour un tel
journal. Le journal en français a, quant à lui,
survécu et s'est mué en entreprise privée : il est
aujourd'hui le seul organe non confessionnel
paraissant en français hors de Ouagadougou (même
s'il y est imprimé) et de Bobo-Dioulasso.
Promothée Kasssoum Bako, Directeur de
publication
01 BP 5505 – Tél. : (226)
33 20 75 /31 87 11 –
ISSN 0796-5370 - E.Mail:voixdusahel@yahoo.fr
Le Bendré
Bendré est un hebdomadaire burkinabé
d'information et de réflexion. Le titre a été
reconnu en 1993 par le Ministère chargé des
libertés par l'Arrêté n°93/009/MAT/SG/DGAT/DELPAJ.
Le journal est dirigé par M. Cheriff Moumina SY.
01 BP 6020 Ouagadougou 01
– Tél. : 33 27 11 –81 16 45
Fax. : 31 28 53 – e.mail : bendrekan@hotmail.com
Site Web:
http://www.bendre.africa-web.org
SAN FINNA
Hebdomadaire Privé d' informations générales
Responsable: Mathieu N'do, Directeur de
publication62 03 19
01 BP 2061 Ouagadougou 01
– Tél./Fax. : (226) 33 09 09
e.mail : maclau.y@fasonet.bf
Site Web:
www.sanfinna.com
L'Aurore
Hebdomadaire Privé d'informations générales
Créé le 8 décembre 1996, l'Aurore est situé à
l'immeuble abritant Lotte Photo, 1er étage côté
ouest photo lux.
Responsable: Elie Nitièma,
Directeur de publication 84 29 73
01 BP 5104 Ouagadougou Ouagadougou Tel. 25 22 81
E.mail: enitiema@yahoo.fr
Labor Tribune
Labor Tribune, Hebdomadaire privé d'
informations générales
Responsable: Jean Ky,
Directeur de publication24 22 61
09 BP 1054 Ouagadougou
(226) 38 58 24/38 34 5138 34 51
E.mail: labortribune@centrin.bf
NB/
Le journal a suspendu sa parution
suite à l'incarcération de son directeur de
publication, qui purge actuellement une peine d'un
an d'emprisonnement pour escroquerie.
L'Opinion
Hebdomadaire Privé d'informations générales
Créé le 8 octobre 1997
Responsable: Issaka
Lingani 20 40 57
01 BP 6459 Ouagadougou 01 Tel.: 30 89 49
E.Mail: zedcom@fasonet.bf
Site Web:
http://www.zedcom.bf
L'Hebdo
L'Hebdomadaire du Burkina ( L'Hebdo )
Hebdomadaire privé d'informations générales
Créé le 12 mars 1999
Responsable: Zephirin Kpoda
31 47 62
01 BP 2075Ouagadougou 0131 47 6231 47 62
E.mail: hebdocom@fasonet.bf
Site Web:
http://www.fasonet.bf/hebdo
La Colombe
Bimensuel Privé Informations générales
Créé en mars 2000
Maïga Abdramane,
Directeur de publication 80 54 16
09 BP 562 Ouagadougou tel. 80 54 16
E.mail: colommaa2002@yahoo.fr
L'Eveil
Mensuel privé d'informations générales
Créé en 1994
Responsable: Emile
Baziemo36 27 75
03 BP 7021 Ouagadougou Tel. 36 27 75 30 72 42
E.mail: leveil@caramail.com
L'Evènement
Crée Le 31 mai 2001, au Centre National de
Presse Norbert Zongo (CNP-NZ), le numéro oo du
mensuel L’événement a été présenté à la presse,
invitée à cette occasion à en apprécier
l’avènement.
Sous la forme d’une société à responsabilité
limitée (SARL) L’Evénement a dans un
contexte paradoxal de profusion des médias en
langue française et d’un marché de lecteurs
restreint (mais aussi d’une très grande soif
d’informations dans un environnement burkinabède
l’information très opaque et peu libéré), à cœur
de livrer, tous les 25 de chaque mois, un journal
qui réaffirmera, s’il le fallait encore, «le
serment » d’entretenir le plus le souvenir et le
combat de Norbert Zongo, jusqu’à la condamnation
judiciaire de ses assassins et de leurs
commanditaires.
Responsable: Germain Bitiou NAMA, Directeur de
Publication 24 26 51
01 BP 1860 Ouagadougou 01 Tel. 31 69 34 / 20 54 83
E.mail: evenem@zcp.bf / bangreib@yahoo.fr
Site Web:
http://www.evenement-bf.net
Votre Santé
Votre Santé, Mensuel Privé Santé
Créé en 1996
Responsable: Boureima
Sigué, Directeur de publication
01 BP 4577Ouagadougou 01 Tel. 31 35 46 / 30 07 85
/ 31 45 50
E.mail: ed.lepays@cenatrin.bf
Site Web:
www.lepays.bf
Ryhtmes
Mensuel burkinabè des "ryhtmeurs" consacré aux
musiques "jeunes" telles que le Hip Hop, la Soul,
le R&B, le ragga et le reggae.
Responsable: Cécile P.
TRAORE, Directrice Générale
04 BP 8889 Ouagadougou 04 Tel. 34 19 85
E.mail: musiquesjeunes@msn.com

Du journal imprimé au journal
électronique : Internet, un enjeu vital pour les
médias ?
I ) Etat des lieux
Le Centre SYFED de Ouagadougou a effectué les
premiers essais de médias sur Internet. Il a
proposé lors de la connexion provisoire du Burkina
à l'Internet en décembre 1996, d'héberger sur son
serveur des journaux burkinabé. Cela s'est traduit
par la mise en ligne de la carte de visite de deux
organes de presse : L'Observateur Paalga et
Sidwaya. Le premier a affiché les logos de ses
deux publications (le quotidien et
l'hebdomadaire). Quant à Sidwaya, il a aussi
affiché son logo et quelques photos avant de
publier certains articles de son hebdomadaire (Sidwaya
Hebdo) qui sera créé quelques mois plus tard.
Ces expériences sont toujours visibles sur le site
du SYFED ( www.bf.refer.org).
Elles se réduisent à des pages statiques qui n'ont
jamais été modifiées depuis, sauf pour Sidwaya
Hebdo. A part le Festival panafricain de
cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui
avait créé un site pour publier des informations
sur le cinéma africain, Sidwaya Hebdo a été
la première expérience de média d'informations
générales sur Internet au Burkina. Même dans son
cas, il s'agissait uniquement de la rubrique
"Multimédia" du journal, traitant des sujets liés
à l'Internet et à l'informatique en général.
L'hebdomadaire satirique le Journal du jeudi
a aussi été présent sur le Net quelques temps.
Il s'agissait de la page de présentation du
journal, du bulletin d'abonnement et de "la Une"
de l'édition en cours et de quelques dossiers. La
mise en ligne qui était assurée par la société
Mygale a été interrompue quand Mygale a
fusionné avec une autre société pour créer le site
francophone Multimania .
En mars 1999, L'Observateur Paalgaa
lancé un nouveau site ( www.cenatrin.bf/obs)
hébergé par le Centre national de traitement de
l'information, un fournisseur privé de services
informatiques. Le site qui aurait coûté environ
deux millions de francs est né dans le cadre du
réseau "Presse Afrique". Mais la gestion du site
souffre encore de graves difficultés techniques
selon ses responsables1 et jusqu'en
mi-juillet 1999, il n'avait été mis à jour qu'une
fois après son lancement et le dernier numéro sur
le site remontait à près d'un mois.
Les médias burkinabè ont aussi un webzine.
Afrinews Burkina ( www.cyberso.com).
Lancé en début 1998, il propose des informations
services, des éditoriaux, et l'actualité traitée
en brève. Mais depuis mars 1999, cette dernière
partie du site n'est plus mise à jour. Afrinews,
bénéficie de publicité, (un bandeau de la
compagnie Air Burkina jusqu'en juillet 1999) et de
quelques sponsors . Il propose un forum de
discussion.
Le phénomène de la presse en ligne reste donc
embryonnaire au Burkina. Ce que l'on constate,
c'est qu'il existe des possibilités déjà offertes
de profiter des ressources du Net, à peu de frais,
mais les professionnels des médias semblent en
être peu convaincus. Ce qui ne les empêche pas
d'avoir un discours très positif sur les atouts
d'Internet .
II ) Les professionnels des médias et internet :
Plusieurs enquêtes ont été réalisées en 1998 en
s’interressant aux directeurs d’édition et aux
journalistes. Elles s’appuyent sur les 6
principaux titres de la presse burkinabé : L'Observateur
Paalga (un quotidien et un hebdomadaire),
Sidwaya (un quotidien, un hebdomadaire et un
mensuel), Le Pays (un quotidien, un
hebdomadaire et un mensuel), Le Journal du soir
(un quotidien), le Journal du jeudi (un
hebdomadaire), L'opinion (un hebdomadaire).
1 ) Les équipements des rédactions en 1998 :
| |
Ordinateurs |
Modems |
|
L’Observateur
Paalga |
10 |
Oui |
|
Le Journal du soir |
- de 5 |
Non |
|
le Journal du
jeudi |
- de 5 |
1 |
|
L’Opinion |
- de 5 |
1 |
|
Editions Sidwaya |
10 |
2 |
2 ) L'accès à Internet
| |
Connexion |
Fournisseur |
|
L’Observateur
Paalga |
Oui |
ONATEL |
|
Le Journal du soir |
Non |
|
|
le Journal du
jeudi |
Oui |
ONATEL |
|
L’Opinion |
Oui |
CENATRIN |
|
Editions Sidwaya |
Oui |
ONATEL |
Quatre sur cinq journaux sont connectés à
Internet et ils l'ont tous fait sur des fonds
propres. Ce qui a priori suppose une prise
de conscience de l'utilité d'Internet. Mais
l'utilisation qui est faite de cette technologie
est en deçà des possibilités qu'elle offre.
3 ) Les contraintes à l'utilisation d'Internet
dans la presse selon les directeurs de publication
| |
L'Observateur
Paalga |
Le Journal du soir |
le Journal du
jeudi |
L'Opinion |
Editions Sidwaya |
Total |
|
Formation des
ressources humaines |
1 |
4 |
4 |
2 |
3 |
4 |
|
Coût des
équipements |
2 |
1 |
2 |
1 |
2 |
1 |
|
Coût de la
connexion |
4 |
3 |
5 |
|
1 |
3 |
|
Coût des
communications |
5 |
2 |
3 |
3 |
4 |
5 |
|
Inexistence d'un
lectorat |
5 |
|
1 |
|
5 |
2 |
Parmi quatre catégories de difficultés que nous
avons soumises aux directeurs de publication, le
coût des équipements est à leur avis le principal
obstacle à l'utilisation d'Internet dans la
presse. Au total, on a le classement suivant :
1. le coût des équipements
2. le coût des communications
3. le coût de la connexion
4. la formation des ressources humaines
5. l'inexistence d'un lectorat
4
) L'opinion des journalistes sur la révolution de
l'information par internet :
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L'observateur |
Journal du soir |
Journal du jeudi |
L'Opinion |
Sidwaya |
Le Pays |
Total |
% |
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Une illusion |
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|
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|
|
Une réalité |
5 |
3 |
2 |
1 |
11 |
4 |
26 |
59 |
|
Une simple
évolution technologique |
1 |
1 |
|
1 |
2 |
2 |
7 |
15,9 |
|
Une véritable
révolution technologique |
5 |
4 |
|
|
10 |
|
19 |
43,1 |
|
Sans opinion |
|
|
|
1 |
|
|
1 |
2,2 |
Ceux qui pensent que la révolution de
l'information est "une réalité" sont les plus
nombreux (59%). Ils sont un peu moins nombreux à
penser que c'est "une véritable révolution
technologique". Par contre près de 16% pensent que
c'est "une simple évolution technologique", mais
personne ne dit que c'est "une illusion".
Conclusions de l’enquête :
Si la majorité des professionnels des médias
pensent qu'il est possible d'améliorer la
rentabilité de la presse par l'Internet, Kameshnee
Naidoo rappelle que "la publication en ligne ne
sera d'aucun secours à un journal déjà en
difficulté. Elle requiert un investissement
financier et humain substantiel qui peut même
absorber l'ensemble des ressources d'un journal".
Dans le cas du Burkina, on voit difficilement
comment des rédactions de moins de dix personnes,
comme c'est le cas pour la plupart des quotidiens
burkinabè, seraient capables de mettre en mettre
en place des équipes parallèles pour animer des
versions électroniques.
Sur l'Internet, la tendance est à la gratuité
de l'information comme le rappelle encore Claude
Leblanc : "On a cru pendant un temps que les
journaux choisiraient de faire payer l'accès à
leur contenu en ligne. Or on constate aujourd'hui
que ceux qui avaient opté pour ce système
reviennent sur leur décision (The New York
Times, Le Monde, Slate, etc.),
préférant facturer l'accès à leur archives. Seuls
quelques titres, souvent de la presse économique
exigent encore un droit d'entrée"3.
La presse burkinabè, tout comme l'ensemble de
la presse africaine, devra certainement recourir
pendant longtemps encore au soutien de la
coopération internationale et de l'Etat pour
assurer sa présence sur Internet. Car ce n'est pas
de sitôt que l'édition électronique lui servira de
solution contre la précarité économique. Mais la
nouvelle technologie n'en est pas pour autant sans
intérêt pour la presse africaine. Bien au
contraire, car Internet permet effectivement une
meilleure visibilité de l'information africaine et
constitue aussi un support de communication plus
efficace et moins onéreux. Entre l'euphorie des
discours enthousiastes qui inspire de multiples
initiatives (parfois concurrentes) d'appropriation
des NTIC et l'attentisme des professionnels des
médias, il y a une marge qui peut-être synonyme de
la volonté des journalistes d'adopter les
nouvelles technologies à leur rythme.
III ) L’évolution depuis 1998 :
Entrée presque par effraction sur la toile, la
presse burkinabé poursuit son aventure sur cette
nouvelle fenêtre mondiale avec des fortunes
diverses.
En effet, sur la centaine de titres
régulièrement enregistrés par le ministère en
charge de l'Information, seulement une dizaine ont
osé saisir l'opportunité qu'offre Internet. Le
chemin est encore long, voire périlleux pour la
presse africaine. La mise en place d'une véritable
équipe rédactionnelle en ligne, l'adaptation des
articles aux internautes, la présentation des
journaux etc. sont autant de défis que les médias
africains se doivent de relever, pour ne pas rater
le train de l'Internet. Car, si on peut encore
mettre, le sempiternel manque de moyens à la
décharge des médias du Sud, on doit reconnaître
que la liberté d'expression et de presse peut
formidablement élargir ses horizons et donc ses
frontières grâce à Internet. Du reste, tout en
indiquant que, malgré tout, l'élargissement de la
presse via Internet produit des retombées
positives pour la démocratie, Newton Ahmed Barry,
rédacteur en chef du journal "L'Evénement" pense
que les journalistes africains se doivent de jouer
à fonds la carte de la créativité pour imposer
leurs signatures sur la Toile. L'aventure est non
seulement possible, mais nécessaire, a renchérit
Abdoulaye Diallo, gestionnaire du Centre national
de presse Norbert Zongo et animateur du site
Médias Burkina. La promotion de portails africains
d'information n'est pas un luxe, mais une
nécessité impérieuse pour les médias du continent.
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Sources et Sites d’information sur
Internet
La
presse produite au Burkina Faso
-
http://www.burkinaonline.bf/ :
liens vers les principaux journaux du Burkina,
petites annonces, pages jaunes, …
-
http://www.fasonews.net/ :
toute l’actualité du
Burkina, liens vers les principaux journaux et
radios en ligne, …
-
http://www.aib.bf/default.htm
: Agence de
presse gouvernementale. Historique, dossiers
thématiques, revue de la presse nationale.
-
http://www.information.gov.bf/default.php
: site du ministère de l’information du
Burkina faso : code de l’information, liens,
actualités de la presse et des médias
-
http://www.csi.bf/ :
conseil supérieur de l’information
- http://rsf.fr : site de reporters
sans frontières
- http://bobodioulasso.net/ntic/index.htm
: mémoire d’Emmanuelle Lacroix sur les
nouvelles technologies de l’information et de
la communication au Burkina faso
-
http://cnpress-zongo.net :
centre national da la presse rebaptisé centre
Norbert Zongo : répertoires de la presse
écrite, de la radio, de la télévision,
organisations professionnelles, agences de
presse, autorités de régulation, centres de
formation
-
http://www.lefaso.net/ :
actualités et dossiers : les documents qui
touchent le Burkina Faso, actualités,
sondages, agenda, dossiers, libres propos.
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