Association  Solidarité En Action

 

 

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L'association Solidarité en Action est conforme à la loi de 1901 et a été déclarée en préfecture de Montpellier. Son siège est désormais à Saint Gratien (95)


PANORAMA DE LA PRESSE

AU BURKINA FASO

I ) Les difficultés rencontrées par la presse africaine :

A ) Un analphabétisme handicapant :

La situation de la presse dans le monde est évidemment intimement liée à celle de l'alphabétisation. La presse en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier, est en ce sens, fortement handicapée.

Effectivement, le continent noir est particulièrement touché par l'analphabétisme. Le rapport mondial de l’UNESCO sur le développement humain 2002, montre un taux d'analphabétisme certes en diminution, mais encore très important. Ainsi, un chapitre consacré aux disparités mondiales en termes d'alphabétisation, montre un taux d'alphabétisation des adultes en Afrique subsaharienne, de l'ordre de 60%. La progression est importante par rapport à 1990 puisque le taux moyen était à cette période de 50%.

Mais l'examen plus précis de la situation du Burkina Faso montre un taux d'alphabétisation des adultes de 23.9%, ce taux très faible est particulièrement bloquant pour le développement de la presse dans ce pays. Avec des tirages maximum de l'ordre de 5000 exemplaires, la rentabilité de la presse au Burkina est difficile à assurer.

B ) L’importance de la culture orale :

Dans la majeure partie de l’Afrique, la transmission du savoir et de l’histoire est de tradition orale. C’est seulement avec l’Islam, première religion importée, que des textes écrits sont apparus ; en effet, tout musulman doit pouvoir lire le Coran. Au Burkina Faso, ce sont les Touareg et les Peul, ethnies du nord, donc proches des pays musulmans, qui ont introduit le langage écrit.

Au centre et à l’est du pays, c’est aux Anciens, mais aussi, d’une façon plus générale, à tous les adultes que revient le devoir de transmettre aux jeunes générations l’histoire, les légendes, les contes, les proverbes et citations. A l’ouest, ce sont les griots, dépositaires de l’histoire, qui la transmettent par des chants et des récits accompagnés de musique.

C ) Les inégalités face à l’information :

En 1973, la quatrième conférence des pays non alignés à Alger donne lieu aux premières déclarations dénonçant le déséquilibre et les disparités nord – Sud de l’information. Elle souligne la nécessité de réorganiser une information dont les instruments ont été, pour la plupart, légués par les anciens colonisateurs.

Les déséquilibres entre le nord et le Sud s’expriment tout d’abord par une répartition inégale des infrastructures nécessaires à la production et ensuite par une nette supériorité du Nord en matière de production.

Actuellement, l’examen de la production de papier culturel ( journaux, quotidiens, périodiques, … ) dans le monde montre que l’essentiel ( 80 % ) est produit dans les pays développés. L’Afrique qui possède pourtant un immense potentiel forestier produit moins de 1 % du papier culturel consommé dans le monde. Cette sous production s’explique rait par la faiblesse générale de l’industrie en Afrique et d’autre part par l’ancrage profond de la culture orale sur ce continent.

II ) Les difficultés de la presse écrite africaine :

A ) La presse quotidienne :

L'étude du nombre de quotidiens publiés dans le monde ne montre pas de fossé apparent entre le Nord et le Sud. C'est en rapportant le nombre de titres de presse au nombre d'habitants qu'apparaît le profond déséquilibre entre le Nord et le Sud. Ainsi, Jacques Barrat montre dans Géographie économique des médias , que pour 1000 habitants, 337 quotidiens paraissaient au Nord en 1988 contre 43 seulement dans les PVD.

L'examen de la situation de l'Afrique noire est plus calamiteux encore : avec 17 titres pour 1000 habitants en 1988, l'Afrique noire se place au dernier rang des zones géographiques définies par l'auteur pour son étude. Le continent noir n'éditait ainsi que 1,9% des quotidiens parus dans le monde. La situation rapportée au tirage des quotidiens aggravait le constat puisque l'Afrique noire ne représentait que 1,2% du tirage mondial des quotidiens.

Ainsi le tirage moyen d'un quotidien africain pour 1000 habitants était d'environ 10 exemplaires, ceci contre approximativement 310 exemplaires pour les quotidiens européens.

B ) La presse périodique :

L'examen de la situation de la presse périodique en 1988, montre un retard important des pays du Sud. L'Afrique notamment disposait de peu de titres dont le tirage étaient par ailleurs très faible en comparaison des tirages de leurs équivalents dans les pays développés.

LA SITUATION AU BURKINA FASO

I ) Rapide historique, l’affaire Norbert Zongo :

La presse écrite burkinabé a connu un extraordinaire essor dans la foulée du processus de démocratisation initié au début des année 90. Des dizaines de journaux privés sont apparus, aux périodicités, formats et vocations éditoriales les plus contrastées. Après près de 10 ans, le paysage de la presse écrite s'est toutefois écrémé et stabilisé, une importante frange de ces titres "spontanés" ayant péri ou ne paraissant plus que de manière sporadique.

L’affaire Norbert Zongo - journaliste directeur de publication de l’Indépendant, assassiné le 13 décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur le meurtre du chauffeur du frère du président , torturé à mort en Décembre 1997 par les membres de la garde présidentielle – a durablement ébranlé la presse du Burkina. Au moment des faits, libéralisée depuis quelques années, la presse reste dans son ensemble très timide, car on y craint les réactions du régime, et les principaux titres s’accommodent d’un statut quo qui leur permet de prospérer. L’Indépendant et son ton polémique sort du lot à cette époque, grâce notamment à Norbert Zongo. En s’attaquant à François Compraoré, le frère du président, Norbert Zongo reçoit au fil des mois des menaces de plus en plus importantes. Le 13 décembre 1998, son véhicule est retrouvé carbonisé : à l’intérieur, les corps du journaliste et de trois de ses proches. Cet acte criminel a un effet ravageur. Il a contribué à libérer la presse burkinabé, et au-delà a eu une influence certaine sur le climat politique du pays. Dès le mois de Décembre 1998, la journée «  presse morte » organisée par la profession manifeste une prise de position nouvelle.

Si l’affaire Zongo n’est plus aussi fréquemment évoquée, les Burkinabé lui reconnaissent une vertu cathartique : « Avant, les gens avaient peur, elle a libérée presque toute la nation car on a vu des membres de la garde présidentielle arrêtés ; on s’est dit que désormais tout était possible » relève un observateur de Reporter Sans Frontière dans un article publié le 26 décembre 2003. La presse devient dès lors beaucoup plus incisive et de nouveaux organes de presse sont créés, tel l’Evènement. Il est vrai aussi que le drame et ses conséquences ont cristallisé une division de la presse en 2 camps : celui du pouvoir et celui de l’opposition, avec des publications affichant un caractère nettement partisan . Ces discordances se sont apaisées et quelques années plus tard le paysage médiatique, un temps bouleversé par le traumatisme de l’affaire, s’est stabilisé. Plus ouverte, moins alignée, davantage consciente aussi de ses carences et de la nécessité de s’unir, la presse burkinabé vise désormais à plus de maturité.

Pour plus de renseignements sur cette affaire : doc.pdf

II ) Le paysage médiatique Burkinabé :

Si les quotidiens considérés sont tous orientés vers l'information générale, les périodiques ont un penchant pour le journalisme d'opinion. Les titres burkinabé spécialisés à parution plus espacée (bimensuels, trimestriels...) sont souvent liés à des institutions ou organismes culturels ou religieux.

Quatre quotidiens se partagent les lecteurs burkinabé avec des tirages plutôt faibles.
Une dizaine de périodiques paraissent régulièrement principalement des hebdomadaires, la plupart édités à Ouagadougou.

Il existe une presse en langues nationales qui vit un peu en marge du circuit officiel, soutenue par des ONG et des programmes de développement ruraux. Elle est présente dans les zones de culture de rente comme le coton et dans les régions à forte alphabétisation. Une dizaine de titres réguliers irrigue les différentes zones linguistiques du pays avec une nette prédominance sur le plateau mossi, la majorité de la population burkinabé. Elle dispose d'une association qui tente d'organiser et de donner une certaine vitalité à cette presse particulière.

L'Observateur Paalga qui passe pour être le quotidien le plus lu a un tirage qui plafonne à 11 000 exemplaires pour son édition du vendredi qui est le plus prisé des lecteurs. Les autres quotidiens (Sidwaya, Le journal du soir, Le Pays, etc.) ont des tirages moyens de 3000 exemplaires. Les principaux hebdomadaires (L'Indépendant, le Journal du jeudi), tirent à quelque 9 000 exemplaires.

En termes d'abonnés, la situation est encore plus difficile : par exemple, le quotidien L'Observateur Paalgaa un millier d'abonnés burkinabè et une soixantaine à l'étranger (Afrique, Europe, Amérique) ; l'hebdomadaire satirique Journal du jeudi enregistre 180 abonnés nationaux et 65 étrangers1. Précisions importantes, certains abonnés souscrivent pour plusieurs exemplaires (parfois plus de dix) et d'une manière générale au Burkina, un exemplaire peut être lu par en moyenne dix personnes2. Ce qui augmente considérablement l'audience des journaux, bien au-delà des simples statistiques de tirage et d'abonnement. Mais ce qui n'en fait pas pour autant un marché économique vraiment rentable

Liste des journaux Burkinabé

(Source: " La Socio-Economie des Médias et des Communications Sociales au Burkina Faso: de la production à la consommation des messages" par Serge T.BALIMA & AL )

SIDWAYA: Du journal Etatique à l'expérience de l'Office :

Créé en 1984, Sidwaya est un quotidien des Éditions Sidwaya qui constituent une Direction générale du ministère de la Communication et de la Culture (devenu, depuis ministère de L'Information). Les Éditions Sidwaya, comprenant la Direction des Rédactions, la Direction de l'Imprimerie et les Services rattachés au D.G.) ont actuellement évolué en Office. L'Office National des Editions Sidwaya : ONAES. L'objectif est "d'accorder une plus grande autonomie des gestions aux organes de presse d'État afin qu'ils puissent jouer efficacement leurs missions de service public". Dans le cadre de cette mutation, elle englobe l'Agence d'Information du Burkina (A.I.B.).
Nom du responsable: Michel OUEDRAOGO
01 BP 507 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 30 63 06/07 – Télex. : 5327 BF AIB – 5, rue du Marché – Fax. : (226) 31 03 62 – ISSN 0795 –

E.mail:
redaction@fasonet.bf
Site web :
http://www.sidwaya.bf


Depuis trois ans soit le 08 août 2000, Sidwaya édite un bi-hebdo consacré au sport appellé
"SIDWAYA SPORT" qui paraît tous les mardi et vendredi.
Redacteur en chef: Marcel BELEM
01 BP 507 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 30 63 06/07 – Télex. : 5327 BF AIB – 5, rue du Marché – Fax. : (226) 31 03 62 – ISSN 0795 –

E.mail:
redaction@fasonet.bf
Site web :
http://www.sidwaya.bf

L'Observateur Paalga :

Héritier de l'ancien Observateur créé en 1973 par Edouard Ouédraogo, ravagé par un incendie en 1984 et ressuscité en 1991, il constitue toujours une entreprise individuelle quoique, dans la réalité, son statut se présente de plus en plus comme celui d'une Sarl. L'investissement de base nécessaire au lancement du journal a été possible grâce à la prime d'assurance versée après que le feu ait ravagé les infrastructures du premier titre. C'est le doyen des quotidiens privés et il jouit d'un grand prestige grâce à sa trajectoire particulière. La maison édite aussi un hebdomadaire, L'Observateur Dimanche.

Responsable: Edouard OUEDRAOGO
01 BP 584 Ouagadougou 01 – Tél. : 33 27 05/30 55 75 – Fax. : 31 45 79 – E.mail : lobs@fasonet.bf
Site web. :
http://www.lobservateur.bf

Le Pays :

Né en octobre 1991, c'est également une entreprise individuelle, issue d'un financement personnel du directeur, Boureima Jérémie Sigué. Les Éditions Le Pays produisent également, depuis 1996, un hebdomadaire (Évasion) et un mensuel (Votre Santé).Le Journal occupe un espace important dans le paysage médiatique du Burkina depuis l'assassinat de Norbert ZONGO.

Responsable: Boureima Jérémie SIGUE
01 BP 4577 Ouagadougou 01 – Tél. : (226) 31 35 46/30 07 85 – Fax. : (226) 31 45 50 – e.mail : ed.lepays@cenatrin.bf

Site Web: http://www.lepays.bf

L'Express du Faso

Créé le 20 octobre 1998 et seul quotidien édité en dehors de la capitale, l'Express du Faso est basé à Bobo Dioulasso, deuxième ville du Burkina.
A ce titre, Le plus jeune des quotidien occupe une place importante dans le paysage médiatique Burkinabè.
Nom du responsable: Kami Mountamou, Directeur de publication25 55 41
01 BP 1 Bobo Bobo Dioulasso Tel. 97 36 26 / 33 50 27
E.Mail:
kami.express@caramail.com

Le Journal du Soir:

Le Journal du Soir, est édité par une Sarl ("Le Temps du Burkina", 2 millions F.CFA), dirigée par Issa Tapsoba. Il est né en octobre 1993 avec pour double vocation d'être un quotidien du soir et d'avoir une couverture "ouest-africaine". Toutefois, il ne parvient pas à s'affirmer ni dans sa spécificité temporelle (les habitudes de lecture y semblent réfractaires), ni dans sa particularité spatiale (il traite essentiellement des événements burkinabè et est très mal diffusé hors du Burkina Faso). D'autres journaux burkinabè présentent le même statut (L'Opinion, Le Nouvel Ouragan). D'une manière générale, on ne constate aucune différence de gestion entre les Sarl et les entreprises individuelles. Le poids de l'intervention des actionnaires (présupposés) dans le contenu éditorial du journal est toutefois perceptible.
Ce journal ne paraît plus depuis mi-août 2001.

L'Indépendant

Créé en juin 1993 l'Indépendant est un hebdomadaire qui fonctionne sous la forme d'une entreprise individuelle.Son fondateur Norbert Zongo a été assassiné en décembre 1998.
Depuits lors le journal est animé par un groupe de journalistes volontaires. L'Indépendant reste toujours l'un des journaux les plus lu et les plus diffusé au Burkina Faso.

Responsable: Somé Lierme Dieudonné, Directeur de publication 26 16 07
01 BP 5663 Ouagadougou 01 – Tél. (226) 33 37 75
ISSN – 0796-5052 - e.mail. : sebgo@fasonet.bf

Site Web:
http:www.independant.bf

Le Journal du Jeudi

Fondé en août 1991 par Boubacar Diallo, c'est le premier (et aujourd'hui le seul) organe satirique du pays.

Responsable: Boubacar Diallo, Directeur de Publication
01 BP 3654 Ouagadougou 01 – Tél. : 31 41 08 / 30 01 62–
e.mail :
jj@liptinfor.bf - Site web. :
http://www.journaldujeudi.com

Le Matin

C'est un hebdomadaire édité à Bobo-Dioulasso par Florent Bonzi. Il est toutefois monté et imprimé à Ouagadougou. Il ne paraît plus depuis plus d'une année.

La Voix du Sahel

C'est une entreprise individuelle mais créée dans des circonstances très particulières. Le journal a été, à ses débuts, liés au Projet Sahel Burkinabè - Pays-Bas où travaille son éditeur, Prométhée Bako. Le PSB avait alloué un fond à la rédaction d'un journal rural en langues locales. Vu l'absence de personnel compétent pour le rédiger, l'idée d'un journal en français a été soumise à la direction du projet et acceptée, à condition que le journal en langues locales voit le jour un an après l'apparition du journal en français. Il apparaîtra effectivement (en fulfuldé) mais pour mourir presque aussitôt, condamné par l'étroitesse du marché potentiel pour un tel journal. Le journal en français a, quant à lui, survécu et s'est mué en entreprise privée : il est aujourd'hui le seul organe non confessionnel paraissant en français hors de Ouagadougou (même s'il y est imprimé) et de Bobo-Dioulasso.

Promothée Kasssoum Bako, Directeur de publication
01 BP 5505 – Tél. : (226) 33 20 75 /31 87 11 –
ISSN 0796-5370 - E.Mail:voixdusahel@yahoo.fr

Le Bendré

Bendré est un hebdomadaire burkinabé d'information et de réflexion. Le titre a été reconnu en 1993 par le Ministère chargé des libertés par l'Arrêté n°93/009/MAT/SG/DGAT/DELPAJ.
Le journal est dirigé par M. Cheriff Moumina SY.
01 BP 6020 Ouagadougou 01 – Tél. : 33 27 11 –81 16 45
Fax. : 31 28 53 – e.mail : bendrekan@hotmail.com

Site Web:
http://www.bendre.africa-web.org

SAN FINNA

Hebdomadaire Privé d' informations générales

Responsable: Mathieu N'do, Directeur de publication62 03 19
01 BP 2061 Ouagadougou 01 – Tél./Fax. : (226) 33 09 09
e.mail : maclau.y@fasonet.bf

Site Web:
www.sanfinna.com

L'Aurore

Hebdomadaire Privé d'informations générales
Créé le 8 décembre 1996, l'Aurore est situé à l'immeuble abritant Lotte Photo, 1er étage côté ouest photo lux.

Responsable: Elie Nitièma, Directeur de publication 84 29 73
01 BP 5104 Ouagadougou Ouagadougou Tel. 25 22 81
E.mail: enitiema@yahoo.fr

Labor Tribune

Labor Tribune, Hebdomadaire privé d' informations générales

Responsable: Jean Ky, Directeur de publication24 22 61
09 BP 1054 Ouagadougou
(226) 38 58 24/38 34 5138 34 51
E.mail: labortribune@centrin.bf

NB/
Le journal a suspendu sa parution suite à l'incarcération de son directeur de publication, qui purge actuellement une peine d'un an d'emprisonnement pour escroquerie.

L'Opinion

Hebdomadaire Privé d'informations générales
Créé le 8 octobre 1997
Responsable: Issaka Lingani 20 40 57
01 BP 6459 Ouagadougou 01 Tel.: 30 89 49
E.Mail: zedcom@fasonet.bf
Site Web:
http://www.zedcom.bf

L'Hebdo

L'Hebdomadaire du Burkina ( L'Hebdo )
Hebdomadaire privé d'informations générales
Créé le 12 mars 1999

Responsable: Zephirin Kpoda 31 47 62
01 BP 2075Ouagadougou 0131 47 6231 47 62
E.mail: hebdocom@fasonet.bf

Site Web:
http://www.fasonet.bf/hebdo

La Colombe

Bimensuel Privé Informations générales
Créé en mars 2000
Maïga Abdramane, Directeur de publication 80 54 16
09 BP 562 Ouagadougou tel. 80 54 16
E.mail: colommaa2002@yahoo.fr

L'Eveil

Mensuel privé d'informations générales
Créé en 1994
Responsable: Emile Baziemo36 27 75
03 BP 7021 Ouagadougou Tel. 36 27 75 30 72 42
E.mail:
leveil@caramail.com

L'Evènement

Crée Le 31 mai 2001, au Centre National de Presse Norbert Zongo (CNP-NZ), le numéro oo du mensuel L’événement a été présenté à la presse, invitée à cette occasion à en apprécier l’avènement.
Sous la forme d’une société à responsabilité limitée (SARL) L’Evénement a dans un contexte paradoxal de profusion des médias en langue française et d’un marché de lecteurs restreint (mais aussi d’une très grande soif d’informations dans un environnement burkinabède l’information très opaque et peu libéré), à cœur de livrer, tous les 25 de chaque mois, un journal qui réaffirmera, s’il le fallait encore, «le serment » d’entretenir le plus le souvenir et le combat de Norbert Zongo, jusqu’à la condamnation judiciaire de ses assassins et de leurs commanditaires.

Responsable: Germain Bitiou NAMA, Directeur de Publication 24 26 51
01 BP 1860 Ouagadougou 01 Tel. 31 69 34 / 20 54 83
E.mail: evenem@zcp.bf / bangreib@yahoo.fr

Site Web:
http://www.evenement-bf.net

Votre Santé

Votre Santé, Mensuel Privé Santé
Créé en 1996
Responsable: Boureima Sigué, Directeur de publication
01 BP 4577Ouagadougou 01 Tel. 31 35 46 / 30 07 85 / 31 45 50
E.mail: ed.lepays@cenatrin.bf
Site Web:
www.lepays.bf

Ryhtmes

Mensuel burkinabè des "ryhtmeurs" consacré aux musiques "jeunes" telles que le Hip Hop, la Soul, le R&B, le ragga et le reggae.

Responsable: Cécile P. TRAORE, Directrice Générale
04 BP 8889 Ouagadougou 04 Tel. 34 19 85
E.mail: musiquesjeunes@msn.com

Du journal imprimé au journal électronique : Internet, un enjeu vital pour les médias ?

I ) Etat des lieux

Le Centre SYFED de Ouagadougou a effectué les premiers essais de médias sur Internet. Il a proposé lors de la connexion provisoire du Burkina à l'Internet en décembre 1996, d'héberger sur son serveur des journaux burkinabé. Cela s'est traduit par la mise en ligne de la carte de visite de deux organes de presse : L'Observateur Paalga et Sidwaya. Le premier a affiché les logos de ses deux publications (le quotidien et l'hebdomadaire). Quant à Sidwaya, il a aussi affiché son logo et quelques photos avant de publier certains articles de son hebdomadaire (Sidwaya Hebdo) qui sera créé quelques mois plus tard. Ces expériences sont toujours visibles sur le site du SYFED (www.bf.refer.org). Elles se réduisent à des pages statiques qui n'ont jamais été modifiées depuis, sauf pour Sidwaya Hebdo. A part le Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui avait créé un site pour publier des informations sur le cinéma africain, Sidwaya Hebdo a été la première expérience de média d'informations générales sur Internet au Burkina. Même dans son cas, il s'agissait uniquement de la rubrique "Multimédia" du journal, traitant des sujets liés à l'Internet et à l'informatique en général.

L'hebdomadaire satirique le Journal du jeudi a aussi été présent sur le Net quelques temps. Il s'agissait de la page de présentation du journal, du bulletin d'abonnement et de "la Une" de l'édition en cours et de quelques dossiers. La mise en ligne qui était assurée par la société Mygale a été interrompue quand Mygale a fusionné avec une autre société pour créer le site francophone Multimania .

En mars 1999, L'Observateur Paalgaa lancé un nouveau site (www.cenatrin.bf/obs) hébergé par le Centre national de traitement de l'information, un fournisseur privé de services informatiques. Le site qui aurait coûté environ deux millions de francs est né dans le cadre du réseau "Presse Afrique". Mais la gestion du site souffre encore de graves difficultés techniques selon ses responsables1 et jusqu'en mi-juillet 1999, il n'avait été mis à jour qu'une fois après son lancement et le dernier numéro sur le site remontait à près d'un mois.

Les médias burkinabè ont aussi un webzine. Afrinews Burkina (www.cyberso.com). Lancé en début 1998, il propose des informations services, des éditoriaux, et l'actualité traitée en brève. Mais depuis mars 1999, cette dernière partie du site n'est plus mise à jour. Afrinews, bénéficie de publicité, (un bandeau de la compagnie Air Burkina jusqu'en juillet 1999) et de quelques sponsors . Il propose un forum de discussion.

Le phénomène de la presse en ligne reste donc embryonnaire au Burkina. Ce que l'on constate, c'est qu'il existe des possibilités déjà offertes de profiter des ressources du Net, à peu de frais, mais les professionnels des médias semblent en être peu convaincus. Ce qui ne les empêche pas d'avoir un discours très positif sur les atouts d'Internet .

II ) Les professionnels des médias et internet :

Plusieurs enquêtes ont été réalisées en 1998 en s’interressant aux directeurs d’édition et aux journalistes. Elles s’appuyent sur les 6 principaux titres de la presse burkinabé : L'Observateur Paalga (un quotidien et un hebdomadaire), Sidwaya (un quotidien, un hebdomadaire et un mensuel), Le Pays (un quotidien, un hebdomadaire et un mensuel), Le Journal du soir (un quotidien), le Journal du jeudi (un hebdomadaire), L'opinion (un hebdomadaire).

1 ) Les équipements des rédactions en 1998 :

  Ordinateurs Modems
L’Observateur Paalga 10 Oui
Le Journal du soir - de 5 Non
le Journal du jeudi - de 5 1
L’Opinion - de 5 1
Editions Sidwaya 10 2

2 ) L'accès à Internet

 

Connexion

Fournisseur

L’Observateur Paalga

Oui

ONATEL

Le Journal du soir

Non

 
le Journal du jeudi

Oui

ONATEL

L’Opinion

Oui

CENATRIN

Editions Sidwaya

Oui

ONATEL

Quatre sur cinq journaux sont connectés à Internet et ils l'ont tous fait sur des fonds propres. Ce qui a priori suppose une prise de conscience de l'utilité d'Internet. Mais l'utilisation qui est faite de cette technologie est en deçà des possibilités qu'elle offre.

3 ) Les contraintes à l'utilisation d'Internet dans la presse selon les directeurs de publication

  L'Observateur Paalga Le Journal du soir le Journal du jeudi L'Opinion Editions Sidwaya Total
Formation des ressources humaines 1 4 4 2 3 4
Coût des équipements 2 1 2 1 2 1
Coût de la connexion 4 3 5   1 3
Coût des communications 5 2 3 3 4 5
Inexistence d'un lectorat 5   1   5 2

Parmi quatre catégories de difficultés que nous avons soumises aux directeurs de publication, le coût des équipements est à leur avis le principal obstacle à l'utilisation d'Internet dans la presse. Au total, on a le classement suivant :

1. le coût des équipements

2. le coût des communications

3. le coût de la connexion

4. la formation des ressources humaines

5. l'inexistence d'un lectorat

  4 ) L'opinion des journalistes sur la révolution de l'information par internet :

 

L'observateur

Journal du soir

Journal du jeudi

L'Opinion

Sidwaya

Le Pays

Total

%

Une illusion                
Une réalité

5

3

2

1

11

4

26

59

Une simple évolution technologique

1

1

 

1

2

2

7

15,9

Une véritable révolution technologique

5

4

   

10

 

19

43,1

Sans opinion      

1

   

1

2,2

Ceux qui pensent que la révolution de l'information est "une réalité" sont les plus nombreux (59%). Ils sont un peu moins nombreux à penser que c'est "une véritable révolution technologique". Par contre près de 16% pensent que c'est "une simple évolution technologique", mais personne ne dit que c'est "une illusion".

Conclusions de l’enquête :

Si la majorité des professionnels des médias pensent qu'il est possible d'améliorer la rentabilité de la presse par l'Internet, Kameshnee Naidoo rappelle que "la publication en ligne ne sera d'aucun secours à un journal déjà en difficulté. Elle requiert un investissement financier et humain substantiel qui peut même absorber l'ensemble des ressources d'un journal". Dans le cas du Burkina, on voit difficilement comment des rédactions de moins de dix personnes, comme c'est le cas pour la plupart des quotidiens burkinabè, seraient capables de mettre en mettre en place des équipes parallèles pour animer des versions électroniques.

Sur l'Internet, la tendance est à la gratuité de l'information comme le rappelle encore Claude Leblanc : "On a cru pendant un temps que les journaux choisiraient de faire payer l'accès à leur contenu en ligne. Or on constate aujourd'hui que ceux qui avaient opté pour ce système reviennent sur leur décision (The New York Times, Le Monde, Slate, etc.), préférant facturer l'accès à leur archives. Seuls quelques titres, souvent de la presse économique exigent encore un droit d'entrée"3.

La presse burkinabè, tout comme l'ensemble de la presse africaine, devra certainement recourir pendant longtemps encore au soutien de la coopération internationale et de l'Etat pour assurer sa présence sur Internet. Car ce n'est pas de sitôt que l'édition électronique lui servira de solution contre la précarité économique. Mais la nouvelle technologie n'en est pas pour autant sans intérêt pour la presse africaine. Bien au contraire, car Internet permet effectivement une meilleure visibilité de l'information africaine et constitue aussi un support de communication plus efficace et moins onéreux. Entre l'euphorie des discours enthousiastes qui inspire de multiples initiatives (parfois concurrentes) d'appropriation des NTIC et l'attentisme des professionnels des médias, il y a une marge qui peut-être synonyme de la volonté des journalistes d'adopter les nouvelles technologies à leur rythme.

III ) L’évolution depuis 1998 :

Entrée presque par effraction sur la toile, la presse burkinabé poursuit son aventure sur cette nouvelle fenêtre mondiale avec des fortunes diverses.

En effet, sur la centaine de titres régulièrement enregistrés par le ministère en charge de l'Information, seulement une dizaine ont osé saisir l'opportunité qu'offre Internet. Le chemin est encore long, voire périlleux pour la presse africaine. La mise en place d'une véritable équipe rédactionnelle en ligne, l'adaptation des articles aux internautes, la présentation des journaux etc. sont autant de défis que les médias africains se doivent de relever, pour ne pas rater le train de l'Internet. Car, si on peut encore mettre, le sempiternel manque de moyens à la décharge des médias du Sud, on doit reconnaître que la liberté d'expression et de presse peut formidablement élargir ses horizons et donc ses frontières grâce à Internet. Du reste, tout en indiquant que, malgré tout, l'élargissement de la presse via Internet produit des retombées positives pour la démocratie, Newton Ahmed Barry, rédacteur en chef du journal "L'Evénement" pense que les journalistes africains se doivent de jouer à fonds la carte de la créativité pour imposer leurs signatures sur la Toile. L'aventure est non seulement possible, mais nécessaire, a renchérit Abdoulaye Diallo, gestionnaire du Centre national de presse Norbert Zongo et animateur du site Médias Burkina. La promotion de portails africains d'information n'est pas un luxe, mais une nécessité impérieuse pour les médias du continent.

Sources et Sites d’information sur Internet 

 La presse produite au Burkina Faso

- http://www.burkinaonline.bf/ : liens vers les principaux journaux du Burkina, petites annonces, pages jaunes, …

- http://www.fasonews.net/ : toute l’actualité du Burkina, liens vers les principaux journaux et radios en ligne, …

- http://www.aib.bf/default.htm : Agence de presse gouvernementale. Historique, dossiers thématiques, revue de la presse nationale.

- http://www.information.gov.bf/default.php : site du ministère de l’information du Burkina faso : code de l’information, liens, actualités de la presse et des médias

- http://www.csi.bf/ : conseil supérieur de l’information

- http://rsf.fr : site de reporters sans frontières

- http://bobodioulasso.net/ntic/index.htm : mémoire d’Emmanuelle Lacroix sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication au Burkina faso

- http://cnpress-zongo.net : centre national da la presse rebaptisé centre Norbert Zongo : répertoires de la presse écrite, de la radio, de la télévision, organisations professionnelles, agences de presse, autorités de régulation, centres de formation

- http://www.lefaso.net/ : actualités et dossiers : les documents qui touchent le Burkina Faso, actualités, sondages, agenda, dossiers, libres propos.

 La presse tournée vers l'Afrique (éditée en France)

www.africa-diaspora.com magazine et éditions Africa Diaspora
www.africa-international.com mensuel fondé en 1958 Africa International
Le magazine est dans les kiosques, mais le site veut-il répondre?
www.autre-afrique.fr Le magazine l'Autre Afrique
Le site répond mais n'est pas actualisé...
www.jeuneafrique.com Le magazine Jeune Afrique
www.lintelligent.com Jeune Afrique L'intelligent
www.gideppe.com groupe GIDEPPE, Jeune Afrique Economie, Divas
www.afriquemagazine.com Am, Afrique magazine, groupe Jeune Afrique
www.marches-tropicaux.com Le magazine Marchés Tropicaux
www.monde-diplomatique.fr le journal   Le Monde Diplomatique

ou encore les radios et télévisions :
www.africa1.com Africa N°1
www.rfi.fr RFI, Radio France Internationale
www.tv5.org TV5 Afrique (en particulier édition "web" quotidienne de son journal télévisé).